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Pour l’évènement mode de la saison, les organisateurs, à savoir le magazine Femmes du Maroc et ses plus fidèles sponsors, tels que Méditel, Nokia, la Senza ou encore Sidi Ali, ont mis le paquet : organisation sans faille, traitement VIP, et défilé de haute couture à faire pâlir d’envie les plus grands. Les super VIP ont même eu droit à des loggias, façon théâtre, avec des écrans pour suivre le défilé. Tout pour attirer les aficionados de la mode qui, cette année, sont venus encore plus nombreux à Caftan 2006. On pouvait reconnaître dans le parterre, Mourad Cherif et son épouse, Aziz Akhenouche et son épouse, ou encore Youssef Alaoui, le président de la Fisa, l’humoriste Bziz ainsi que tous les états-majors des sponsors présents.

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Cette édition 2006 a aussi attiré des présentateurs vedettes du petit écran français, tels que Arlette Chabot qui anime l’émission Mots croisés sur France 2 ou encore le jovial Daniel Bilalian, le monsieur JT de France 3. Côté artistes, le célébrissime DJ Claude Challe était également de la partie, reconnaissable de loin avec son béret qui lui cache la moitié du visage. Mais trêve de tberguig et de paillettes, Caftan ainsi que tous ses participants continuent aussi de soutenir une très noble cause, porte-drapeau de l’évènement, celle de la scolarisation des jeunes filles en milieu rural. Plus d’une jeune a vu donc son rêve de sortir de la misère de l’illettrisme se réaliser grâce à Caftan qui reverse une grande partie de ses gains pour ce combat.

A 21h 30 précises, le silence se fait dans la salle pour la retransmission exclusive et en direct sur la TVM. Après un film récapitulatif des 10 années de Caftan, rappelant les évènements marquants ainsi que les stars qui y ont participé (les mannequins, l’Indienne Aisharaya Adriana Karembeu, Estelle Lefébure, les stylistes étrangers tels que Jean-Paul Gaultier, Paul Fayne ou l’Indienne Ritu Beri, ou les actrices égyptiennes Ilham Chahine et Yousra), le show démarre. Du glamour, du luxe, des soieries, des broderies, de l’imagination et de la création à n’en plus finir. N’est-ce pas là la vocation de Caftan que de découvrir des talents. En 10 ans, et grâce à l’instauration de la fameuse semaine de la mode, toutes les audaces et toute l’inventivité des jeunes talents ont pu être valorisées.


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Et c’est Zineb Lyoubi Idrissi qui ouvre le bal sur un rythme musical hyper « vib » avec des modèles déstructurés, des couleurs acidulées et des broderies délirantes, sous le feu des applaudissements. Pour une fois, Albert Oiknine arrive en deuxième position. Mais pas pour rien. La sublissime Adriana Karembeu entre en scène avec une de ses créations, toute blanche d’une pureté nymphéene, qui laisse le public pantois. Oiknine a troqué son style baroque pour des modèles somptueux, vaporeux et riches en dentelles et dorures. Du grand luxe. Lahoucine Aït El Mehdi continue, lui, de séduire avec des tenues aux coupes sublimes, aux matières nobles et aux broderies très originales. Il fait revivre les corsets et habille les hommes.

Le public est sous le charme. Noureddine Amir, lui, est dans la créativité totale. Il a choisi la simplicité, la sobriété et écarté toutes formes traditionnelles. Ses coupes sont sobres, ses matières originelles (raphia, laine brute). Il en a fait des robes naïves et éthérées. Séduction totale avec Dahab Ben Aboud qui a fait revivre Shéherazade sous les yeux émerveillés du public. L’opulence des mille et une nuits. Nabil Dahani ne dément pas son talent et dévoile ses savants mélanges de matières et de couleurs, avec des rouges francs, des mauves tendances et des verts d’eau apaisants. Mohamed Lakhdar a rêvé d’un caftan gothique et il l’a créé, brodé avec mille couleurs, toujours inspiré par les cours des rois de France. Il remporte le premier prix de la haute couture. Quant à Fadilah Berrada, son style pur et originel est reconnaissable entre tous. Des caftans classiques revisités, blancs aériens rebrodés tout en finesse de fleurs éclatantes, dans le dos, sur les manches... Le velours retrouve aussi avec elle toute sa splendeur.

Zahra Yagoubi a choisi l’Inde pour mettre en valeur son talent avec une chorégraphie digne de Bollywood. Siham el Habti s’est inspirée du salon marocain créant ainsi une collection un tantinet folklorique. Ihssan Ghailane reste makhzanienne avec des verts, des rouges, de l’or et du noir très réussis. Révélation aussi pour Réda Boukhlef pour Mahe-Mi qui a réussi à créer des robes caftans aux matières aériennes, drapées et ornées de cristaux Swarovski. Il gagne, lui, le second prix décerné pour la soirée grâce aux votes du public. Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres merveilles de la haute couture orientale.

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