11 mars 2006
La haute couture marocaine en Chine
La jeune étudiante du collège LaSalle Casablanca, Samira El Mhaidi, représentera le Royaume au concours international de mode "Hempel Award", qui se tiendra du 23 au 27 mars en Chine.
Pour cette 14ème édition, le choix s’est porté sur la thématique du "Trousseau de la mariée". Durant cinq jours, les jeunes créateurs de mode, qui sont de futurs professionnels, exposeront leurs collections déclinées autour de ce véritable bijou vestimentaire.
Samira El Mhaidi, la seule Marocaine sélectionnée pour ce concours parmi une quarantaine de candidats sur 500 stylistes des différentes grandes écoles de mode dans le monde, proposera trois modèles de haute couture. Sa collection allie modernité, distinction et tradition. Adoptant un style moderne dans la coupe, elle a préféré par contre rehausser sa collection en utilisant la broderie traditionnelle marocaine (Randa, Darss et broderie en or). D’habitude, on associe la robe de la mariée à la couleur blanche.
Son rêve est de devenir un grand nom de la haute couture marocaine. "Je souhaite poursuivre dans cette voie et devenir un grand nom de la haute couture. Pour commencer, j’espère ouvrir prochainement un atelier de couture.", ajoute-t-elle. Le concours international "Hempel Award" constitue pour elle une expérience humaine et professionnelle importante qui lui permettra d’exprimer sa vision de la mode avec une touche alliant tradition et modernité.
D’après Aujourd’hui le Maroc
10 mars 2006
Mode: Rendez-vous de la création à Casablanca
20 stylistes marocains présenteront leur collection du 11 au 15 mars
LANCÉE
il y a un an à Marrakech, la deuxième semaine de la mode aura lieu
cette fois-ci à Casablanca. Initié par le magazine «Femmes du Maroc»,
qui a déjà à son actif le lancement du prestigieux défilé Caftan, cet
événement se veut un rendez-vous annuel de la mode «made in Morocco».
Ainsi, ce sont plus de 20 stylistes qui vont présenter leur collection du 11 au 15 mars au complexe Touria Sekkat à Casablanca.
«La
semaine de la mode est un espace de rencontre et d’échange avec des
créateurs confirmés et des talents en devenir, un aperçu des nouvelles
tendances et des idées qui montent», indiquent les organisateurs.
Les
deux premiers jours de cette manifestation seront consacrés aux
stylistes confirmés du prêt-à-porter, dont certains ont déjà fait leurs
preuves aux précédentes éditions de Caftan. Zahra Yaagoubi, Zineb
Souissi, Valérie Navarro, Océane…
Les plus grands noms de la mode
marocaine présenteront au public leurs dernières collections. Les
journées du samedi et du dimanche seront donc consacrées aux défilés de
prêt-à-porter international imprégnées de la «Moroccan Touch».
Ce
rendez-vous sera également l’occasion de choisir les jeunes talents qui
participeront au Caftan 2006. Treize jeunes ont été présélectionnés
parmi plus de 60 candidats pour prendre part à cette semaine de la
mode. Ils défileront les 13 et 14 mars devant un jury composé des
rédactrices mode de «Femmes du Maroc». Parmi ces talents prometteurs,
cinq seront révélés et lancés le 6 mai prochain au défilé Caftan au
Palais des Congrès de Marrakech.
Qui sait si parmi des noms comme
Rkia Aït Blal, Aïcha Sidki ou Hicham Belmekki, pour ne citer qu’eux, ne
se cachent pas les griffes de demain.
D’ailleurs, Caftan a
toujours été l’occasion de lancer des créateurs de renom qui ont su se
frayer un chemin vers la gloire. Quant au mercredi 15 mars, dernier
jour de la manifestation, il sera consacré à l’annonce des résultats
officiels.
Aziza EL AFFAS
L'Economiste
05 septembre 2005
«Costumes et parures du Maroc» : hymne à l'art de vivre marocain
Présentation de l'éditeur
Le burnous, le caftan, la jellaba, le haïk, etc.,
témoignent du rayonnement du costume citadin marocain à travers le
temps. L'épanouissement des traditions vestimentaires à partir de
l'héritage andalou et de la mode hispano-mauresque n'a pas manqué de
susciter l'admiration des voyageurs et des ambassadeurs occidentaux du
XVIe au XVIIIe siècle, et la mode orientale a conquis les romantiques
du XIXe siècle aussi bien que Matisse au siècle suivant. Par la
richesse et la diversité de l'ornementation spécifique à chaque région,
par l'éclat des couleurs des étoffes et leur luxe, les vêtements
masculins et féminins excellent dans le raffinement et l'élégance. Les
ateliers de Fès, Tétouan, Meknès, Rabat ont produit les plus beaux
caftans, les tissages les plus somptueux, notamment pour les costumes
de mariées aussi musulmanes que juives. Le faste vestimentaire n'est
complet qu'avec l'art de la parure en or, déclinant le bijou sous
toutes ses formes, diadèmes, pendants d'oreilles, parures de temps,
boucles, fibules, bagues, colliers, bracelets, anneaux de cheville. Cet
artisanat de luxe perdure aujourd'hui à travers un renouveau des bijoux
et du tissage, porté par l'essor de la haute couture marocaine, née il
y a une vingtaine d'années pour maintenir et vivifier ce patrimoine
précieux. De forme immuable, le costume traditionnel n'a cessé
d'évoluer, dans les tissus, les couleurs et les motifs, pour intégrer
les influences étrangères - orientales, andalouses, ottomanes,
européennes enfin - mais a toujours su, en dépit de la modernité et de
l'apparition du costume occidental, sauvegarder sa place prédominante
et son sens social. Cette vitalité particulière n'a pas échappé aux
grands couturiers français, tels Mariano Fortuny, Paul Poiret et Yves
Saint Laurent qui, plongeant dans les coupes colorées et originales,
l'ornementation et les motifs décoratifs de l'artisanat marocain, ont
été irrésistiblement influencés par la splendeur envoûtante du costume
du Maroc